Ouganda : la CPI jugera Dominic Ongwen, ex-chef de la LRA

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont confirmé mercredi l'ensemble des 70 chefs d'accusation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité présentés contre Dominic Ongwen, figure importante du commandement militaire de la rébellion ougandaise l'Armée de résistance du seigneur (LRA), ouvrant la voie à un procès.

Les juges ont « rendu une décision confirmant 70 charges portées à l’encontre de Dominic Ongwen par le procureur de la CPI et renvoyant M. Ongwen en procès devant une Chambre de première instance », a indiqué la CPI dans un communiqué publié mercredi 23 mars.

La procureure Fatou Bensouda a donc réussi à convaincre les juges que les preuves recueillies contre l’ancien chef de guerre ougandais, sont suffisantes pour ouvrir un procès. Transféré à la Haye au mois de janvier 2015 après s’être rendu aux forces spéciales américaines en Centrafrique, Dominic Ongwen est l’un des principaux chefs de la rébellion sanguinaire de la LRA de Joseph Koni.

Crimes commis de juillet 2002 à décembre 2005

« La chambre a conclu qu’il y a des motifs substantiels de croire que Dominic Ongwen est responsable (…) de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre » qui auraient été commis lors d’attaques contre quatre camps de déplacés en octobre 2003 et juin 2004, ajoute le communiqué.
Les charges confirmées concernent également des « crimes sexuels », commis « directement ou indirectement », par Dominic Ongwen, aussi accusé d’avoir enrôlé des enfants soldats de moins 15 ans, dans le nord de l’Ouganda de juillet 2002 à décembre 2005. La décision de confirmation des charges peut faire l’objet d’un appel uniquement avec l’autorisation de la Chambre préliminaire, précise le texte.
Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants d’abord dans le nord de l’Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins où elle continue de sévir. Ainsi, depuis le début de l’année, la rébellion ougandaise a enlevé plus de 200 civils, dont une cinquantaine d’enfants, en Centrafrique.


Par Jeune Afrique avec AFP


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