Charles Blé Goudé à la CPI signe: « De l'enfer, je reviendrai »

Depuis la prison de La Haye où il est poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale, Charles Blé Goudé sort un livre « De l’enfer, je reviendrai ». Dans cet ouvrage écrit en collaboration avec son avocat Seri Zokou, Blé Goudé est sûr de sa libération à l’issue du procès.  



Le leader de la galaxie patriote affiche un moral de fer : il annonce sa libération de « l’enfer » où il se trouve, à l’issue du procès « Laurent Gbagbo et Blé Goudé contre le procureur ». Charles Blé Goudé s’estime être prisonnier politique rejetant toutes les accusations de « crimes contre l’humanité, le meurtre, le viol et autres actes inhumains » supposés commis à Abidjan, en Côte d’Ivoire entre décembre 2010 et avril 2011.


Dans cet ouvrage de 174 pages publié aux éditions du Moment le 24 mars 2016, l’auteur ne cesse de faire référence à Nelson Mandela de l’introduction à la fin du récit. Pas un chapitre ou presque n’échappe au procédé de la citation de l’Icône sud-africaine, Nelson Mandela, notamment sur le pardon, sur la détention, sur la souffrance face à un régime autoritaire, etc… « Si De Gaulle est rentré dans l’histoire (…), si l’histoire personnelle de Nelson Mandela a finalement épousé celle d’une Afrique du Sud pré et postapartheid, c’est justement parce que, par leurs choix (…), ces figures emblématiques nous ont clairement montré que nous ne sommes pas obligés d’accepter le monde tel qu’il est, mais que nous devons tous jouer un rôle pour le rendre tel qu’il devrait être », écrit Charles Blé Goudé.
Malgré qu’il parle peu de la Cour pénale internationale dans son livre, le « général de la rue » voulait son transfèrement à La Haye. Pour l’ex-ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo, son transfèrement aux Pays-Bas, le 22 mars 2014, était comme une sorte de délivrance. Devant une Chambre d’accusation qui doit décider s’il sera jugé à La Haye ou à Abidjan, Charles Blé Goudé explique avoir choisi la CPI et avoir prévenu ses avocats en ce sens en espérant échapper à une justice ivoirienne qu’il juge « aux ordres ». « Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je suis pressé de quitter Abidjan, de quitter la Côte d’Ivoire, de quitter mon propre pays, mon pays bien aimé. En vérité, j’étais en train de mourir à petit feu dans cette détention au secret », confie-t-il.
Blé Goudé raconte avoir vécu « l’enfer » lors de sa détention à Abidjan : il a été « maintenu au secret » et interrogé pendant trois mois dans des résidences délabrées et dans une cuisine. « Ce minuscule espace d’à peine 2 m² me sert de couchette, de toilettes et j’y prends mon repas », raconte-t-il, ajoutant avoir été gardé par des éléments, des soldats dirigés par un homme de main de Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur, avant d’être transféré à la Direction de la surveillance du territoire (DST). L’auteur y évoque des traitements dégradants et inhumains.

Fiacre Kombo


Légendes et crédits photo : 

La couverture du livre,« De l'enfer, je reviendrai»

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Sources : www.adiac-congo.com
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